Le marché des maisons de caractère en Ille et Vilaine est particulièrement attractif en termes de prix dès que l’on s’éloigne de la côte et de l’axe TGV Paris-Rennes. Mais cet investissement presque à la portée de toutes les bourses doit correspondre à un projet de vie.

Le micromarché des belles demeures recèle de petits joyaux à portée de presque toutes les bourses. En effet, pour le prix de vente d’une maison à Rennes, il est possible d’acquérir une maison de maître avec plusieurs hectares de terrains dans la campagne bretonne.

Le prix est très variable en Bretagne

Il existe une importante différence de prix en Bretagne selon l’endroit où se situe le bien.

Les prix sont très élevés sur le bord de mer, de la côte d’émeraude à la côte d’Armor et sur l’axe TGV Paris-Rennes qui permet de faire le trajet en un peu moins d’une heure et demie.

Dès que l’on s’éloigne d’une trentaine de minutes de ces zones très demandées, les prix sont divisés par deux. C’est donc l’occasion de prendre le temps de prospecter pour dénicher la perle rare.

Le marché des belles demeures en Bretagne

Le marché des belles demeures en Ille et Vilaine a connu une baisse depuis plusieurs années même si quelques soubresauts haussiers, notamment en 2018, viennent pondérer cette analyse.

En Ille et Vilaine, les châteaux en pleine campagne avec un grand domaine constitué de bois et de terre et dont le prix est compris entre 1 et 2 millions d’euros voire plus se vendent peu.

En revanche, en dehors du marché très tendu de la côte bretonne, de Rennes et de celui des biens d’exception comme des châteaux avec domaine, il existe un grand nombre de biens tels que des demeures de maitre, des manoirs ou des moulins dont le prix de vente se situe entre 250.000 euros et 500.000 euros et ce, dès que l’on s’éloigne un tant soit peu des zones tendues où la demande est forte.

Une belle demeure dans la campagne bretonne : un projet de vie !

Pour ce type de biens, le profil des vendeurs et des acquéreurs est assez caractéristique. En effet, les acheteurs ont souvent un peu moins de 50 ans tandis que les vendeurs ont plutôt un peu plus de 70 ans. On assiste donc à un changement de génération.

Les acquéreurs sont plus vigilants par rapport à l’environnement et aux projets d’urbanisme qui pourraient venir entacher la quiétude et la valeur du bien.

Ils sont beaucoup plus au fait des effets délétères de l’implantation d’éoliennes ou de la création d’une route de délestage à proximité de leur bien que ne l’étaient leurs parents qui généralement fonctionnaient plus au coup de cœur.

C’est donc un achat plus réfléchi qui correspond davantage à un art de vivre ou à choix de vie qui généralement s’harmonise avec les impératifs de l’activité professionnelle et le projet familial.